La direction de la Société générale a annoncé en mars 2016 la suppression de plusieurs centres administratifs dans toute la France. En Normandie, cette décision est lourde de conséquences, puisque les villes de Rouen (Seine-Maritime) et Caen (Calvados) comptent chacun un site. 250 postes seraient en péril dans la région. A Rouen, où 130 emplois sont voués à disparaitre, la mobilisation est active. Les employés se sont réunis en assemblée générale, mardi 21 juin.
La direction promet qu'il n'y aura aucun licenciement, ni départ volontaire, et propose le reclassement dans d'autres centres ailleurs en France ou au sein d'agences. "Nous nous battons pour que chacun des employés qui le souhaite reste à Rouen, souligne Sylvie Dupel, déléguée syndicale. Ils ont une vie de famille, un conjoint qui travaille ici..."
"Pas de placard"
"Nous demandons 70 à 75 postes pérennes avec une évolution de carrière à Rouen. Pas forcément en centres administratifs d'ailleurs. Mais nous ne voulons pas de postes pour donner bonne conscience, ni d'un placard", poursuit François Ferrand, du syndical Sud Banques.
Soutien des politiques de tout bord!!!! #Rouen #emploi #sauveznosemplois pic.twitter.com/46dB0lxN7U
— Sauveznosemplois (@SauvezSGemplois) 14 juin 2016
Les élus sont sollicités pour appuyer cette mobilisation. Une lettre ouverte, signée par plusieurs parlementaires et responsables socialistes locaux, a été envoyée à Hervé Morin, le président de la Région, pour qu'il "intervienne auprès de la direction de la Société générale afin qu'elle reconsidère son projet de fermeture des sites de Caen et Rouen".
Le combat ne fait que commencer. Cette restructuration doit prendre fin en 2020. A cette date, il n'y aura plus de centre administratif dans la nouvelle région Normandie.
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