À la recherche d’un nom bien normand, il pense dans un premier temps à “Heula”, puis abandonne l’idée, qui rencontrera un franc succès dans un tout autre marché. “Il me fallait un nom porteur d’une histoire et attirant la sympathie”, souligne-t-il. Il entend finalement parler d’une ancienne marque présente dans les années 70, la bière Pousset-Spaten, qui comptait à l’époque des entrepôts à Caen et à Touques notamment. Séduit par l’appellation “Pousset”, à l’abandon depuis 1978, il lui redonne une nouvelle vie.
Déjà une blonde, une ambrée et deux fruitées
Philippe Jean s’entoure alors de brasseurs compétents et comprend vite qu’il aura du mal à produire sa boisson dans la région. “Je cherchais une alternative crédible et de qualité constante face aux géants de la brasserie. Un produit simple mais qui séduise par son caractère nouveau.” Il lance alors, avec la brasserie française Jenlain, deux bières de garde au goût affirmé : une blonde et une ambrée.
Et pour s’ouvrir à un public moins enclin à boire de la bière, il invente, avec l’aide d’une brasserie belge, la bière à la pomme. “La pomme, ça me rapproche de ma région ! C’est à la fois plus fun, plus féminin et plus accessible. C’est aujourd’hui celle qui marche le mieux !” Sur sa lancée, il crée il y a un an la Pousset à la framboise, dans la lignée des fameuses “kriek” belges à la cerise.
La reconnaissance est là : sur les routes de l’ouest ou depuis son entrepôt de Cormelles-le-Royal, il a vendu l’année dernière 100 000 bouteilles et 300 fûts. “Aujourd’hui, on est connu et reconnu à Paris et en Normandie. Mais on peut encore conquérir et se développer, notamment en campagne”. Le “petit Pousset” bien normand commence en tout cas à se tailler une place face aux ogres de la profession.
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