On compte à Caen près d’une dizaine d’enseignes qui proposent, aux étourdis ou aux noctambules, produits de première nécessité, gâteaux, bonbons, boissons ou pain. Parfois sept jours sur sept.
La plus ancienne de Caen (l’une des plus premières installées en France !) est présente depuis bientôt trente ans rue Porte au Berger : c’est “l’épicerie du Vaugueux”. Dans ce magasin d’une vingtaine de mètres carrés, on croise des personnes de tous horizons, jeunes en quête d’un magasin ouvert pour préparer un dîner tardif, personnes plus âgées habitant la rue d’à côté ou encore restaurateurs qui ont besoin d’un produit en urgence. Avec un point commun : ils sont tous ravis de trouver une échoppe encore allumée.
Depuis une dizaine d’années, le nombre d’épiceries de nuit s’est multiplié. Elles se sont d’abord installées le long de l’axe reliant la gare au Château, principal lieu de passage de la ville. Puis ont essaimé.
Dans le quartier de la Demi-lune, l’épicerie du même nom siège boulevard Leroy. “C’est rare que Mamadou ferme ! De 19 h à minuit, on est sûr de pouvoir acheter du papier-toilette ou une bouteille d’eau”, se réjouit une riveraine. “Je fréquente davantage celle-ci ou celle de la rue Caponière qui sont moins chères. Car aujourd’hui, on peut aussi comparer les prix des épiceries de nuit”, ajoute Stéphanie, une commerçante du quartier. “En tout cas, ça marche du tonnerre, surtout entre jeudi et dimanche.” À “Hitit”, rue d’Auge, cen’est pas le même son de cloche. “Je suis ouvert depuis sept ans. Mais avec l’installation de plus en plus de commerces de proximité, les gens viennent moins”, déplore le propriétaire.
Une nouvelle génération d’épiciers
L’alimentation générale de la place des Quatrans est sans doute la plus centrale de toutes, proche des commerces du coeur de ville. On y dispose depuis quatre ans de tous les produits de première nécessité, pain compris. “Nous avons une clientèle plutôt fidèle”, indique l’épicière de l’entreprise familiale. “Impossible de donner un profil-type à notre clientèle. Hier soir, un petit garçon est venu chercher des pâtes pour ses parents. Cinq minutes après, c’est une personne âgée qui venait acheter une soupe et un yaourt.”
Et puis, il y a la dernière-née des épiceries nocturnes, ouverte, depuis seulement deux mois, avenue de la Libération. Précurseur, peut-être, d’une nouvelle génération de ce petit commerce, Abdoulaye Dieng, 24 ans, a ouvert “Centrale Market”, “une activité d’appoint, en plus de mon travail au prêt-à-porter, en face.” Bien en évidence et au design soigné, elle pourrait préfigurer les épiceries de demain.
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