En février 2015, l'homme avait été condamné à 70h de travaux d’intérêt général pour dégradations (peine qu'il a effectuée). Dés lors, à plusieurs reprises, la police le convoque afin de le soumettre à un contrôle biologique entrainant son inscription au FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques). Or, son refus constitue un délit aux yeux de la loi. L'homme, titulaire d'un master d'histoire et ayant passé un Capess en vue de rejoindre le professorat, s'explique à la barre : « Ce prélèvement est injustifié, je refuse de m'y soumettre. Le FNAEG est un fichier contestable. Il a été crée en 2000, quelques milliers de personnes y étaient alors répertoriées, mais aujourd’hui, on a dépassé les 2 millions ! Je suis militant et je l'assume. Cela participe à la discrimination du militantisme. C'est un refus politique que je préfère assumer devant un tribunal que devant la police. » L'avocat de la défense corrobore ces dires: « des lycéens sont inquiétés pour absence de dispersion après sommation lors de manifs. Mon client dénonce l'usage de ce fichier, 80% sont des innocents ! Et ces données sont conservées durant 40 ans ! Il y a d'ailleurs eu jurisprudence à la cour européenne des droits de l'homme. La génétique est un bien privé. » Le procureur, quant à lui, requiert 4 mois de prison avec sursis, argumentant: « on ne doit pas confondre l'anarchisme libertaire avec le militantisme ». L'affaire est mise en délibéré au 12 mai prochain.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.