Jeudi 31 mars, les dirigeants de l'université de Caen prenaient la décision d'évacuer les bâtiments et de les fermer. Un arrêté de fermeture a été pris pour ce vendredi 1er avril aussi. Officiellement pour préserver "la sécurité des biens et des personnes", la fermeture des lieux – les bâtiments de A à N – devrait permettre de faire un état des lieux complet de dégradations constatées ces derniers jours à l'université. Des individus ont notamment saccagé une bibliothèque en marge de la contestation contre la Loi El Khomri.
Toutes les photos à retrouver sur cet autre article.
Dans un message publié sur la page Facebook Caen contre la Loi Travail, l'Assemblée Générale de Luttes "condamne fermement les actes de vandalisme commis dans la journée du jeudi 31 mars dans le bâtiment B de l'Université, pendant que la manifestation contre la loi Travail se déroulait en centre-ville", tout en rappelant que suite à l'occupation des bâtiments le 30 mars "une équipe de sécurité incendie, accompagnée de quelques camarades de lutte, ont inspecté l'ensemble du bâtiment B après une nuit d'occupation et n'ont constaté aucune dégradation matérielle (excepté quelques graffitis sur des murs voués à être détruits)." Le groupe nie toute implication et ne possède "aucun indice quant à l'identité de leurs auteurs".
"La Bibliothèque a été saccagée et diverses dégradations ont été commises dans les couloirs, y compris contre les biens des occupants", précise encore l'Assemblée générale des luttes,qui "tient à réaffirmer qu'elle incarne un mouvement promeuvant la culture et le débat plutôt que le vandalisme gratuit contre des œuvres intellectuelles". Elle dénonce en même temps "que nombre d'entraves à la présence en cours dans le contexte de cette lutte ne sont causées ni par nos blocages, ni par nos occupations, mais par les fermetures de bâtiments prises à l'initiative de la présidence de l'Université".
Lors des dernières élections pour le Conseil d'administration, voilà dix jours, l'université de Caen avait déjà dû porter plainte après le vol d'une urne de vote dans un amphithéâtre.
Dernière minute
Dégradations à la fac de Caen : couloir taggé, distributeurs renversés, bibliothèque saccagé... Un état des lieux va être fait.
— tendanceouest (@tendanceouest) 1 avril 2016
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Ils sont totalement stupide... Notre pauvre bâtiment..
Franchement, ils sont adultes ces vandales ?
Voici une belle illustration de l'esprit qui anime certains opposants à la loi travail. C'est peut-être le second mot qui les dérange, et l'idée même de faire des études pour ensuite travailler les révulse à ce point qu'ils saccagent les lieux d'étude.
"que nombre d'entraves à la présence en cours dans le contexte de cette lutte ne sont causées ni par nos blocages, ni par nos occupations, mais par les fermetures de bâtiments prises à l'initiative de la présidence de l'Université". Cette phrase me chiffonne car depuis plusieurs semaines le bâtiment où se déroule mes cours a été bloqué par des manifestants et donc mes cours annulé
Évidement que ce ne sont pas les occupants du bâtiment qui ont vandalisé la BU.
Dire le contraire serait stupide et de mauvaise fois. Par contre, il serait intéressant de comprendre comment un groupe de personnes visiblement mal intentionnées a réussi à s'infiltrer dans ce lieux occupé.
Quant à leurs identités.... Saccage de livres et de biens dans la BU Lettres (autodafé?). Saccage gratuits des affaires (matelas, nourriture, banderoles, etc) des "gauchistes" occupants le bâtiment.. Hum.. Une piste?
On ne peut que regretter ce qui s'est passé. Que ce lieu d'échange de savoir et de culture qu'est l'université, soit la victime des débordements liés à des revendications sociales. Quel qu'en soit la justification, la destruction de livres ne me rappelle que des heures bien sombres.
Mais sans vouloir leur mettre tout sur le dos, ce genre de débordement est symptomatique d'un malaise qu'on ne veut pas prendre en compte. Donner des leçons derrière l'anonymat est aisé, je préfère inviter à l'introspection.
Avant de se monter les uns contre les autres, pensons à chercher les causes au lieu de se plaindre des conséquences...
Je trouve que depuis déjà trop longtemps, on cherche des explications à toutes sortes de comportements inacceptables, on fait appel en long et en large à la sociologie pour excuser et, dit-on, comprendre, et on n'agit pas. On nous désigne des causes qui semblent toujours exonérer les auteurs de l'essentiel de leur responsabilité, que l'on reporte sur la vague notion de "société", et on laisse pourrir la situation et grandir le malaise de la population.
Se plaindre des conséquences est bien la moindre des choses. Et demander que l'on agisse contre ces comportements est un vœu qui semble vain.
Je ne suis pas partisan de l'impunité, bien au contraire. Mais se laisser guider par l'émotionnel sur la base de faits divers, nous empêche de réfléchir à comment traiter le problème en amont. Aujourd'hui réfléchir est considéré comme un signe de faiblesse, il faut agir avant tout. Je pense, et cela reste mon point de vue, que cela est une régression et contraire aux principes humanistes.
Qui va payer maintenant .nos jeunes deviennent incontrolables . si c est ça défendre leur avenir . qu ils restent en cours. Navrant et stupide .
Parmi les casseurs il y a une partie des membres de SL caen qui possède une permanence (annexe Droit", bâtiment 1, campus 1, salle AD 012).Donc les gens qui ont dégradé ont un local au sein de l'université... Donc que va faire la direction ?