Quoi de mieux que le sport pour entretenir la santé et la jeunesse ? Jean Satis, né il y a près de 74 ans à Dives-sur-Mer, est depuis pratiquement deux décennies le plus ancien licencié du département. Voilà 63 ans qu'il parcourt les terrains de basket en long, en large et en travers. Son adresse et sa rapidité, les qualités qui ont fait de lui un joueur de première division il y a plus d'un demi-siècle se sont estompées. Pas la science du jeu ni l'esprit de compétition, que les années et les succès n'ont jamais réussi à altérer. « J'ai toujours envie de gagner, j'ai gardé la même gnaque et la même concentration qu'avant. »
Les grandes années
Avant, c'était les grandes années de Cabourg dans les années 1950. Jean Satis, après des débuts dans sa commune natale, avait rejoint la station balnéaire chez les cadets puis gravi les échelons jusqu'au plus haut niveau. Il n'a pas oublié les internationaux qu'il côtoyait, la salle du marché couvert où les gradins étaient montés en démontés chaque semaine ni la ferveur du public, autant de souvenirs que des photos jaunies ne manquent pas d'illustrer. « Les plus belles années sont celles que j'ai vécues en Nationale 1 », confie le dynamique retraité. En 1966, alors que Cabourg était redescendu en division régionale, Jean Satis a rejoint le club d'Hérouville. La Maladrerie a suivi, puis le Chemin Vert et enfin le Caen Venoix Basket, où il joue en équipe loisir et entraîne depuis le début des années 2000. Sa passion pour la balle orange (elle était en cuir à ses débuts) et tout ce qu'elle représente bien au-delà de la simple notion de sport est restée intacte. « Naturellement, le basket a toujours eu une place prépondérante dans ma vie, dit-il. Je n'avais pas le temps de faire autre chose. »
50 ans de mariage
L'emploi du temps de Jean Satis, mobilisé par les deux entraînements hebdomadaires, les matchs du week-end, les actions de recrutement ou la recherche de sponsors, se désengorgera l'année prochaine. Il a promis à son épouse de raccrocher les baskets pour leurs 50 ans de mariage. « Il faut être raisonnable, et puis j'ai une belle fin de carrière. » Jean Satis partira avec la médaille d'or fédérale, récompense exceptionnelle qui lui a été décernée par le président de la Fédération française de basket en avril dernier. C'est bientôt en spectateur qu'il pourra apprécier les performances de ses deux petits enfants. Deux basketteurs, évidemment.
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