Le vote a commencé dans les dix Etats où démocrates et républicains se prononcent simultanément, et se poursuivra dans le Colorado où seuls les démocrates votent, avant de se conclure par une consultation républicaine en Alaska.
L'homme d'affaires Donald Trump espère ressortir de ce vote comme l'incontournable favori devant ses quatre concurrents républicains tandis qu'Hillary Clinton est en position de force contre le sénateur du Vermont Bernie Sanders, notamment dans les Etats du Sud où les minorités lui confèrent un grand avantage.
"Ce n'est pas évident d'être passionné pour quelqu'un qui est dans la sphère publique depuis si longtemps, mais je pense qu'Hillary Clinton fera un excellent leader pour notre pays", commentait Rusty, venu voter à Alexandria, en Virginie.
Dans la ville voisine d'Arlington, il y avait affluence en début de matinée et une électrice expliquait: "D'habitude je vote plutôt pour les démocrates, mais Trump m'inquiète".
"Je ne sais pas ce que je vais faire", poursuivait-elle, laissant entendre qu'elle pourrait cette fois participer à la primaire républicaine pour tenter de faire barrage au milliardaire.
En une seule journée, environ un cinquième des délégués républicains et un quart des délégués démocrates seront attribués, mais le verdict ne sera pas final puisqu'une trentaine d'Etats se prononceront encore jusqu'en juin pour désigner les deux candidats à la présidentielle.
Donald Trump, qui a remporté trois des quatre premières consultations, est la cible d'attaques tous azimuts depuis une semaine. Dans les dernières 48 heures, il s'est vu reprocher d'avoir refusé de condamner le Ku Klux Klan, d'avoir retweeté une citation de Benito Mussolini, de forcer sur le faux bronzage ou d'être lié à la mafia du bâtiment.
- Le parti de Lincoln -
Certains conservateurs affirment publiquement qu'ils ne voteront pas Donald Trump à la présidentielle s'il portait les couleurs de leur parti.
Un sondage publié mardi par CNN indique par ailleurs que les démocrates l'emporteraient dans un duel face au milliardaire, avec une marge plus confortable pour M. Sanders (55% contre 43%) que pour Mme Clinton (52% contre 44%).
Donald Trump, qui dit avoir dépensé personnellement 25 millions de dollars à ce jour, a laissé entendre qu'en cas de mauvais coup du parti républicain, il pourrait se présenter en candidat indépendant en novembre.
"C'est vraiment un mouvement", a-t-il dit lors d'un meeting lundi en Géorgie, en répétant sa promesse de construire une véritable muraille infranchissable entre les Etats-Unis et le Mexique pour empêcher l'immigration clandestine.
"Je ne suis pas une personne énervée, je suis en colère contre l'incompétence de nos dirigeants", a-t-il dit lors d'un autre grand meeting en Virginie.
Ses deux plus proches rivaux sont deux sénateurs quadragénaires, Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas), aux positionnements politiques très différents, mais qui partagent un objectif: consolider l'opposition à Donald Trump tant qu'il est encore temps.
Lui avançait en retour mardi matin sur Fox News que "Marco Rubio a accompli un travail affreux en Floride" et "Ted n'a rien fait pour le Texas".
Seul ce dernier a battu Donald Trump, une fois, dans l'Iowa. Cet ultra-conservateur mise désormais sa survie sur une victoire dans son propre Etat du Texas, le gros lot du "super mardi" pour son nombre de délégués.
- Clinton favorite dans le Sud -
Pour Hillary Clinton, l'enjeu est de regagner le statut de candidate démocrate inévitable qu'elle détenait avant l'ascension de Bernie Sanders.
L'ex-secrétaire d'Etat pourrait augmenter significativement son avance, bien que son équipe assure aux journalistes s'attendre à des secondes places mardi.
Les démocrates noirs ont voté Hillary Clinton à 86% en Caroline du Sud. Si ceux de Géorgie et d'Alabama votent pour elle dans les mêmes proportions, elle devrait l'emporter facilement.
Condamnant le vitriol des débats républicains, elle a promis à ses partisans lundi, près de Washington, de "démontrer à partir du super mardi que les Américains ont un autre choix".
Bernie Sanders, lui, compte sur son fief du Vermont, frontalier du Québec, et sur le Massachusetts. Sa campagne a quoi qu'il arrive les moyens financiers de poursuivre la course pendant plusieurs mois.
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