Branle-bas de combat pour sauver l'hôpital d'Aunay-sur-Odon. Tandis que l'Agence régionale de santé a lancé la révision de son schéma régional de l'organisation des soins où elle suggère le retrait des lits de médecine dans l'établissement, plusieurs élus du Bessin et du Bocage se sont alliés pour tenter de trouver des solutions pour éviter une issue fatale. "Car l'attractivité de ces sites dépendent de leur pérennité, et donc des médecins qui restent sur place", précisait le député Alain Tourret.
Les Comissions médicales d'établissements des hopitaux de Bayeux et Aunay-sur-Odon, le maire de Bayeux Patrick Gomont et celui d'Aunay-sur-Odon, Pierre Lefevre, des élus du Conseil départemental : tous ont planché pour présenter jeudi 25 février des propositions "novatrices", "audacieuses" et "totalement uniques" à la directrice de l'Agence régionale de santé, Monique Ricomes.
Parmi ces idées, celle de la fusion administrative entre les deux établissements de Bayeux et d'Aunay-sur-Odon. Patrick Gomont, maire de Bayeux :
Pour pérenniser l'hôpital d'Aunay-sur-Odon, des élus proposent la fusion avec celui de Bayeux
Une façon, pour Patrick Gomont, de réaliser des économies sans toucher à la qualité d'offre de soins :
Pour pérenniser l'hôpital d'Aunay-sur-Odon, des élus proposent la fusion avec celui de Bayeux
La solution convainc tout à fait le député du Bocage Alain Tourret, pour qui cela permettrait aussi aux établissements de se spécialiser et de développer leurs domaines d'excellence :
Pour pérenniser l'hôpital d'Aunay-sur-Odon, des élus proposent la fusion avec celui de Bayeux
Alain Tourret a par ailleurs obtenu en décembre de l'Agence régionale de santé la désignation d'un expert, l'ancienne directrice du CHU de Nantes, Christiane Coudrier, pour un avis extérieur. Elle doit lui rendre un rapport d'étape la semaine prochaine.
Autre proposition faite à Monique Ricomes, la possibilité d'être partenaire d'autres hôpitaux, "en collaborant pour conserver une offre de qualité et des domaines d'excellence". Ainsi, Aunay-sur-Odon pourrait accueillir davantage de lits de soins palliatifs, et conforter son activité de neurologie grâce à davantage de soins de suite et de réadaptation.
Sur le sujet de la fermeture des urgences d'Aunay-sur-Odon, prévue fin mars (le seuil mininmal de rentabilité étant fixé à 15 000 entrées quand celui d'Aunay-sur-Odon en enregistre 7 500), et de leur conversion en centre de soins non programmé, les élus demandent un délai. "Il nous faut six mois à un an", relevait le maire d'Aunay-sur-Odon, Pierre Lefevre, qui plaide pour la conservation d'un centre ouvert sept jours sur sept, et non cinq jours sur sept comme le propose l'ARS.
Ces propositions auraient reçu "un écho favorable" de la part de Monique Ricomes, ont estimé les élus. Elle devra se pencher sur la faisabilité du scenario avant d'envisager une suite positive.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.