Rendez-vous pris mardi 20 janvier à 19h30 devant l’église Saint-Nicolas rue d’Hastings pour voir la Caentine en action. C’est Matthieu Filoche qui parle le mieux de la Caentine, tout en insistant sur la dimension collective du projet : « c’est moi qui vous en parle mais je suis entouré d’amis, par exemple, ce soir il y avait Jérôme, Tim, Fanny, Chloé, je ne suis pas tout seul ! », affirme le jeune homme.
Ce mardi soir, il y avait en effet des amis du projet et un bénévole pour accueillir la trentaine de personnes venues chercher les produits proposés ce soir-là, des légumes et fruits de saison, principalement, ainsi que des laitages. Des jeunes, des moins jeunes, une mère et sa fille, les caentineurs présentent un visage éclectique. « On a eu envie de reconnecter les gens ; tout est circulaire autour du projet. Les gens qui participent bénéficient également du projet », explique Matthieu. « Nous sommes un collectif, c’est pourquoi on peut récupérer certains invendus des magasins », poursuit-il. Les appels sont lancés sur la page Facebook de la Caentine. Les gens viennent avec leur sac, le remplissent des produits présents et laissent ce qu’ils veulent dans la petite cagnotte posée dans un coin. Une cagnotte qui permet de couvrir les frais de la location du garage et de l'essence.
Des idées alternatives
L’idée du glanage et de la récupération, Matthieu l’applique depuis longtemps. « Quand j’étais à Angers, j’organisais des disco-soupes : on récupérait les invendus des supermarchés, on cuisinait les produits ensemble avec les gens qui venaient et on distribuait la soupe sur la route, sur la rue », explique le jeune homme. « Puis l’idée de faire le tour des poubelles a germé pour récupérer tout ce qui se perd. Mais cette année, c’est devenu un peu compliqué », reconnaît-il. Le glanage et les tours des poubelles ont ainsi été remplacés cette année par la récupération des invendus.
Le principe qui anime le collectif de la Caentine est simple : lutter contre le gaspillage, sensibiliser à la récupération, au glanage, à l’économie locale et bio, en somme aider à « consommer mieux et à relier les gens qui ont des choses à donner et ceux qui ont du temps à passer pour récupérer ces produits et les transformer ou les redistribuer », définit Matthieu. Ainsi, en parallèle à la Caentine, d’autres actions sont proposées : des dîners de récupération (au Café Sauvage, rue Saint-Manvieu), des jus de pommes locaux vendus à un prix imbattable car issus de pommes données par le producteur…. Les projets sont nombreux. Pour les découvrir, ou pour adhérer au collectif et passer filer un coup de main, rendez-vous sur leur page Facebook. https://www.facebook.com/caentine/
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