Selon la nonagénaire, l’agresseur a fait main basse sur son sac à main, avec les espèces qu’il contenait, et sur son téléphone, afin qu’elle ne puisse pas appeler à l’aide. Interpellé quelques temps plus tard, le présumé agresseur, un homme de 35 ans, divorcé, au chômage et père d’une enfant de quatre ans, était jugeait en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Caen jeudi 26 mai.
Des regrets
Ce dernier, habitant de Saint-Pierre Canivet (commune à une vingtaine de kilomètres du lieu de l’agression), a demandé un délai pour préparer sa défense. L’enjeu de l’audience a donc été de déterminer si le prévenu pouvait, ou non, préparer celle-ci en liberté surveillée. Selon le Procureur, l’individu, dont la dernière condamnation remonte au 9 février 2010, devait rester en prison : sur lui ont en effet été retrouvés lors de son interpellation un pistolet d’alarme, 52 g de graines de cannabis et un gramme d’héroïne. De quoi attester de la rechute du prévenu dans les drogues dures. D’ailleurs, selon les premiers éléments, c’est le besoin d’argent pour se payer une dose qui aurait été à l’origine de l’agression.
Toujours selon le Procureur, l’on pourrait d’autant moins faire confiance au prévenu qu’il était suivi par le juge d’application des peines et qu’il avait des mois de sursis au dessus de la tête : “La pression ne l’empêche pas de commettre de nouveaux faits”. Le tribunal a suivi les réquisitions et a décidé que le prévenu resterait en détention provisoire jusqu’au 29 juin, 14 h, date du jugement au fond. D’ores et déjà, le prévenu a exprimé ses regrets concernant ce qu’il a fait vivre à sa victime.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.