"Nous avons toujours de nombreux policiers mobilisés et continuons à partir du principe que le risque terroriste est élevé", a déclaré à l'AFP un porte-parole des forces de l'ordre de la capitale régionale de Bavière (sud).
Il a de nouveau fait état d'"éléments" concernant "cinq à sept personnes qui auraient voulu perpétrer des attentats suicide à Munich" au nom de l'organisation Etat islamique (EI) dans la gare centrale et dans celle de la localité proche de Pasing lors du réveillon du Nouvel An.
- Eléments "sérieux et crédibles" -
"Ces éléments ne se sont pas jusqu'ici concrétisés mais ils doivent être pris au sérieux car ils sont crédibles", a ajouté le porte-parole.
Selon la radio-télévision publique bavaroise, Bayerischer Rundfunk, les autorités allemandes ont reçu des informations d'abord des services secrets américains puis ensuite des services de renseignement français indiquant que sept Irakiens, nommément identifiés, se trouvaient dans la ville et se préparaient à commettre les attentats.
Les hommes auraient, selon ces éléments, voulu commettre leurs actes par petits groupes dans les deux gares et sans doute aussi en d'autres endroits de la ville, selon la radio-télévision.
Vendredi matin, la police allemande n'avait toutefois fait état d'aucune interpellation. Les deux gares, qui avaient été évacuées, ont été rouvertes au public et à la circulation dans la nuit.
Mais les forces de l'ordre continuaient de patrouiller aux abords des points névralgiques, alors que des renforts de police - y compris des forces spéciales - ont été dépêchés dans la métropole jeudi soir.
"Nous espérons que la situation reste calme et que cet attentat ne soit pas commis, peut-être parce qu'il n'était en réalité par planifié de la sorte ou bien que les auteurs y ont entretemps renoncé", a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l'enquête se poursuivait pour tenter de faire la lumière sur cette menace potentielle.
- déjà une menace d'attentat en novembre -
L'Allemagne a connu une alerte similaire le mois dernier. Le 17 novembre, quatre jours après les attentats de Paris dans lesquels 130 personnes ont trouvé la mort, un match de football amical entre l'Allemagne et les Pays-Bas avait été annulé au dernier moment en raison d'une menace d'attentat.
Les enquêteurs n'ont cependant là aussi découvert aucun explosif ni arrêté aucun suspect. Par la suite, les autorités allemandes ont refusé à plusieurs reprises d'apporter des précisions sur l'ampleur, la source et la nature de la menace.
Ce silence a alimenté un début de controverse, les autorités se voyant reprocher de surréagir face au risque terroriste dans la foulée des tueries de Paris, qui avaient aussi visé indirectement l'Allemagne puisque des jihadistes se sont fait exploser aux abords du Stade de France où se déroulait un match de football entre l'équipe nationale allemande et la France.
Selon certains médias allemands, la mise en garde avait alors été transmise par les services secrets français.
Les célébrations du Nouvel An 2016 se sont déroulées cette année sous haute surveillance partout dans le monde face aux risques d'attentats, notamment en Europe, traumatisée par les attentats de l'année 2015 à Paris.
A Bruxelles, le feu d'artifice et les festivités de la nuit du Nouvel An dans le centre-ville ont été annulées et la police a multiplié les interpellations jeudi.
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