Dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, après une soirée arrosée, Elise et Julien, deux amis âgés de 24 et 31 ans, décident d'aller dans l'appartement de la première.
Dimanche 20 décembre dans la soirée, les deux sont découverts morts, recouverts d'un drap. L'autopsie établit une mort par strangulation, la jeune femme de 24 ans ayant également subi des violences sexuelles.
Les hommages se succèdent, une première interpellation
L'enquête débute alors que l'émotion saisit toute la Seine-Maritime.
Samedi 26 décembre, une marche blanche est organisée à Dieppe en hommage à la jeune femme décédée. 300 personnes y participent. Le lendemain, un autre rassemblement réunit 400 personnes à Rouen en souvenir de Julien.
Pendant ce temps, les policiers arrêtent un homme en fin de semaine dernière. Fiché comme délinquant sexuel, ce suspect n'a pas respecté ses obligations auprès de la police et est trouvé porteur de stupéfiants. Il est condamné en comparution immédiate à deux mois de prison. Pour l'heure, aucun rapprochement n'est fait avec le double meurtre.
L'aide de l'ADN et la vidéosurveillance
Mais en début de semaine, l'enquête s'accélère. Les images des caméras de surveillance situées aux abords de la place de la Pucelle sont exploitées. Elles permettent d'identifier un homme entrant dans l'immeuble où ont été découvertes les deux victimes. Les prélèvements ADN finissent de confondre le suspect. Le rapprochement avec l'homme condamné précédemment est alors fait.
Mardi 29 décembre, la Police Judiciaire décide alors d'aller chercher le suspect en détention pour l'interroger sur le double meurtre.
Déjà condamné pour viol
L'homme est connu des services de police. Agé de 34 ans et d'origine ougandaise, il a déjà été condamné en 2011 à huit ans pour des faits de viol. Une peine assortie d'une interdiction de séjour en France. A la mi-novembre, il quitte la prison. Mais, faute de coopération des autorités, le sauf-conduit permettant son expulsion n'est pas obtenu et l'homme peut rester en France où il commettra son crime un mois plus tard.
Avec AFP.
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