C'est votre premier album après plusieurs feat avec d'autres artistes. Qu'est ce qui vous a poussé à franchir ce pas ?
"Rocé (un autre rappeur) m'a poussé à franchir ce pas. Le fait d'être monté plusieurs fois sur scène avec lui a pu jouer. Entre le studio et la scène, il y a une grosse différence et je me suis découvert des atomes crochus avec la scène. C'est beau d'avoir des morceaux sur un disque mais il faut les confronter à un public, savoir où notre musique va, dans quelles oreilles elle tombe."
Connaissez-vous Rouen ?
"Non c'est la première fois que je viens. Je trouve ça génial que ma musique me permette de voyager. On m'a dit que le 106 était une très belle salle. Je vais me produire avec une DJette. Pour l'occasion, je vais préparer une petite surprise... Mais pour la découvrir, il faut venir au concert !"
Dans 19H07, on trouve des morceaux sérieux comme "Sankara" ou "Spirale" et d'autres plus légers comme "Longueur d'ondes". Pourquoi jongler ainsi ?
"Un album, je le pense comme une journée. Et dans une journée, tu n'es pas toujours de la même humeur selon l'heure. Je n'aime pas les albums avec une seule humeur, un seul état d'esprit. Je veux aller de l'un à l'autre."
Vous avez conçu un album assez court et nerveux. Pourquoi ce choix ?
"C'est une notion relative. C'est parce que tu y prends ton pied que tu le trouves très court ! L'idée de l'appeler 19H07, c'était aussi une façon d'arrêter le temps et d'en reprendre possession."
Dans Longueur d'Ondes, vous taquinez les autres rappeurs et de fait, votre album ressemble peu au rap que l'on entend aujourd'hui à la radio ? Quels rapports entretenez-vous avec eux ?
"J'entretiens d'excellents rapports avec la plupart. Ces petites piques, cela fait partie du genre, c'est un exercice de style, une manière de se présenter. Le rap est un style musical qui fait l'objet de beaucoup de stigmatisation. J'avais la volonté ici de marquer ma différence, de montrer que je ne voulais pas faire partie de cette mascarade. Mais il y a de la légèreté dans tout ça."
Plus généralement, la scène rap semble se renouveler ces dernières années. Le sentez-vous ?
"Il y a eu un gros gavage stigmatisant le rap. Les gens pensaient que le rap, ce n'était que ce que l'on entendait à la radio mais ce n'est pas que ça. Il y a toujours eu des artistes différents, mais ils étaient sur le banc de touche. Aujourd'hui, on leur donne un micro pour s'exprimer."
Pratique. Mercredi 9 décembre à 20h au 106. www.le106.com
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