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Etat d'urgence. Saisie d'armes de guerre dans l'Orne: huit mois ferme

Un jeune homme de 24 ans a été condamné lundi en comparution immédiate à Argentan (Orne) à 15 mois de prison, dont huit ferme pour détention d'armes, après une perquisition administrative à son domicile vendredi dans une affaire sans lien avec le terrorisme selon le parquet.

Etat d'urgence. Saisie d'armes de guerre dans l'Orne: huit mois ferme
Etat d'urgence. Saisie d'armes de guerre dans l'Orne: huit mois ferme - Tendance Ouest - JBB - tous droits réservés (illustration)

Il ne s'agit "bien évidemment pas d'un dossier de terrorisme" mais d'un "homme dangereux qui a chez lui des armes qui peuvent tuer", a déclaré le procureur de la République Hugues de Phily avant de requérir 15 mois de prison dont trois avec sursis.

Cet agent de maintenance en contrat d'avenir dans une école, condamné plusieurs fois par le passé, était poursuivi pour la détention de huit armes dont des armes de guerre, soit un fusil à pompe et des stylos-pistolet 22 longs rifle, qui "peuvent transpercer un gilet pare-balles", et de "nombreuses" munitions, selon le parquet.

Interrogé par le président du tribunal, le jeune homme a précisé qu'il ne pratiquait pas de religion.

"Deux stylos 22 long rifle dont un qui ne fonctionne pas", a rebondi l'avocate de la défense Marianne Barry, pour qui le prévenu n'est "pas un homme dangereux" mais "un collectionneur".

"En ce moment, la passion des armes c'est peut-être pas l'idéal mais on est loin de quelqu'un encore dans la délinquance qui serait prêt à commettre des braquages", a-t-elle ajouté soulignant que sa dernière condamnation datait de 2011.

"J'ai l'impression que (le prévenu) va payer pour essuyer les plâtres de cet état d'urgence", a-t-elle ajouté, demandant au tribunal, à tout le moins, de prononcer une peine qui permette à ce père d'une petite fille de 20 mois de continuer son insertion professionnelle.

Mais, pour le parquet, quand on est un passionné d'armes on s'inscrit dans un club plutôt que d'acheter une arme sur internet avec une monnaie parallèle.

"Je ne m'en servais sur personne. C'était juste pour le plaisir de les bricoler", a dit le prévenu à l'audience. "Il faut que la différence soit faite entre ces armes qui sont dangereuses et moi qui ne suis pas dangereux", a-t-il ajouté.

Le prévenu avait été placé en garde à vue vendredi puis en détention provisoire samedi après une perquisition administrative à son domicile vendredi.

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