Ce jour-là, elle décide de mettre à exécution un vieux dessein : tuer son beau-père. Elle donne alors rendez-vous à sa mère pour l’éloigner de son domicile.
A l’heure dite, elle approche du vieux monsieur, grabataire et en fauteuil roulant depuis un accident cérébral. Par l’arrière, pour ne pas le voir, elle lui entoure la tête de gros scotch. C’est l’aide ménagère qui le découvrira peu de temps après et alertera les secours.
Que s’est-il passé pour que cette femme âgée de 54 ans aujourd’hui en arrive à un tel acte ?
Détresse psychologique incommensurable
En audience correctionnelle jeudi 21 avril, il apparaît que c’est une vie de calvaire qui s’est cristallisée ce 24 avril 2009.
Née orpheline de père, Marie-Dominique a été martyrisée par un beau-père tyrannique, avec qui sa mère a par ailleurs eu quatre autres enfants, brutalisés eux aussi. Devant la justice, aucun d’entre eux ne s’est cependant constitué partie civile. Mais tous ont attesté de la véracité des souffrances infligées. Ce premier beau-père, lui, est décédé en décembre 2010.
Marie-Dominique raconte aussi devant les juges sa rencontre, à l’âge de 18 ans, avec le père de sa fille décédée. Une mort qu’elle lui impute justement, à cause des coups que ce dernier lui a infligés durant sa grossesse. Tenant compte de la détresse psychologique incommensurable de cette femme, le tribunal l’a condamnée à quatre ans d’emprisonnement avec sursis et à une détention correspondant à une période préventive effectuée, soit cinq mois et dix-sept jours. Le président du tribunal Christophe Subts lui a toutefois rappelé la gravité de son geste et l’a encouragée à tourner “cette lourde page” et à se reconstruire.
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