A 20h au Hangar 10, ce vendredi 13 novembre, la présidente du FN était en meeting pour soutenir la liste de Nicolas Bay, pour les élections régionales de décembre 2015.
Dès 20 heures, Jacques Gaillard, secrétaire départemental du parti d'extrême-droite et directeur de campagne de Nicolas Bay, donne le ton. "La racaille était dans la rue mais la France est dans la salle !", s'exclame-t-il en faisant allusion au rassemblement de protestation contre la venue de Marine Le Pen.
Après diffusion d'un clip de campagne, Nicolas Bay prend brièvement la parole pour défendre "un mouvement crédible, ancré dans l'ensemble de la Normandie qui s'intéressera aux Normands avant de s'intéresser aux clandestins". Juste le temps d'une pique contre "Bernard Cazeneuve et Laurent Fabius venus récemment apporter l'extrême-onction à Nicolas Mayer-Rossignol". Dans le public, les rires fusent, mais déjà la salle se lève pour accueillir en musique la présidente du Front National.
"Une chance historique de sanctionner le pouvoir socialiste"
Acclamée, Marine Le Pen se réjouit d'abord de la réunification de la Normandie. "Au Front National, nous demandons depuis longtemps la reconnaissance de la grande Normandie, celle de Guillaume Le Conquérant", rappelle la présidente du parti avant de faire la promotion de l'identité régionale.
En parlant de la prochaine échéance électorale comme d'un "scrutin décisif", "une chance historique de sanctionner le pouvoir socialiste", Marine Le Pen ne cache pas ses ambitions pour 2017. En revenant aux fondamentaux du parti, la présidente du Front National fustige la "déferlante migratoire" et dénonce le laxisme du gouvernement. "L’État-providence ne fonctionne plus que pour les clandestins. Ils prendront tout aux Français et donneront tout aux migrants !", martèle-t-elle. Tonnerre d'applaudissements retentit dans la salle.
La présidente du Front National s'attaque au gouvernement, en dénonçant un "argumentaire moisi qui date des années 80" et l'incompétence de ses ministres. Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri, Hervé Morin et Emmanuel Macron , lequel "pourrait prendre sa carte à l'UMP tout comme Alain Juppé pourrait aisément prendre sa carte au PS", en prennent pour leur grade. "L'UMPS n'est plus un slogan mais une réalité !", résume Marine Le Pen. La salle entonne l'hymne national avant de se vider.
La liste du FN arrive en deuxième position des intentions de votes (à 27%) en Normandie, selon un sondage BVA du 23 octobre 2015. Selon ce même sondage, c'est l'union Républicains-UDI-MoDem qui serait en tête avec 32% des intentions de vote.
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