L'ex-entraîneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, conteste son licenciement pour faute grave après le fiasco du Mondial-2010 et réclame 2,9 millions d'euros. En l'absence de conciliation des deux parties jeudi, l'affaire été renvoyée au bureau de jugement des Prud'hommes, le 13 janvier 2012.
"Sur la faute grave, l'audience de conciliation ne nous a pas permis d'apprendre grand chose", a indiqué à l'AFP Me Elisabeth Angles d'Auriac, avocate de la Fédération française de football.
"Mais dans le dossier des primes, qui n'a rien à voir avec la faute grave, les demandes formulées au titre des pièces et provisions à verser sont la confirmation du comportement provocateur de Raymond Domenech", a asséné l'avocate de la FFF.
"Raymond Domenech avait demandé la condamnation de la FFF pour justifier le calcul des primes, il a été débouté sur ce point par les Prud'hommes. Il avait aussi formulé dans la nuit (de mercredi à jeudi) une demande de condamnation de la FFF à lui payer ses primes. Il a été débouté par le tribunal des Prud'hommes. Ce qui veut dire qu'il refuse de renoncer à ses primes. On est fixé", a-t-elle poursuivi.
"Nous sommes raisonnablement confiants", a juste déclaré à sa sortie des Prud'hommes Me Jean-Yves Connesson, avocat de Raymond Domenech.
L'ancien sélectionneur était présent à l'audience de conciliation. Il est arrivé et reparti discrètement dans une Clio noire au tribunal des Prud'hommes situé dans le 10e arrondissement de Paris.
Vêtu d'un costume noir et d'une chemise blanche, Raymond Domenech ne s'est pas exprimé.
L'audience de conciliation entre les avocats de Raymond Domenech et ceux de la FFF a duré 45 minutes.
Les Prud'hommes de Paris ont vécu jeudi une matinée inhabituellement agitée puisqu'une centaine de journalistes étaient présents pour l'"affaire Domenech" et que dans une autre salle Geneviève de Fontenay et Sylvie Tellier tentaient de régler leur litige au sujet des Miss France.
La ministre des Sports Chantal Jouanno a jugé "démentes" les sommes demandées par Raymond Domenech dans un entretien publié au journal Le Monde. "Mme Jouanno fait de la politique, nous faisons du droit", a seulement commenté Me Connesson à la sortie des Prud'hommes.
L'absence de conciliation entre les deux parties était prévisible. Me Yves Wehrli, avocat de la FFF, avait ainsi annoncé lundi à l'AFP une position d'une grande "fermeté" de la Fédération.
"La Fédération, comme l'a déjà dit Me Yves Wehrli (principal avocat de la FFF, dans un entretien à l'AFP lundi), est prête à transiger si Raymond Domenech accepte quelques milliers d'euros -nous disons bien quelques milliers d'euros, pas quelques centaines de milliers d'euros- si cela peut éviter une procédure judiciaire longue et coûteuse", a exposé à l'AFP Me Elisabeth Angles d'Auriac.
AFP.
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