Pendant que leurs collègues étaient rassemblés place Vendôme, à Paris, devant le ministère de la justice, les policiers cherbourgeois se sont mobilisés ce mercredi 14 octobre devant le tribunal de grande instance. Environ une cinquantaine de fonctionnaires, parmi ceux qui n'étaient pas de service à la mi-journée, dont un proche du policier grièvement blessé par un détenu en cavale depuis une permission de sortie, la semaine dernière à Saint-Ouen.
C'est ce dernier événement qui a poussé l'ensemble des syndicats de policiers à appeler à la mobilisation, pour dénoncer les ratés judiciaires, mais aussi les violences et outrages dont ils sont victimes et le manque de moyens. "Nous ne sommes pas assez nombreux, explique Alain Holley, secrétaire départemental du syndicat Alliance, dans la Manche. Avec le plan vigipirate déclenché en janvier, le manque d'effectif se fait ressentir plus fortement. Les collègues ne prennent pas leurs repos, les vacances d'été ont été très courtes pour certains. Il va falloir que le gouvernement bouge, on est à la veille d'un drame, les suicides sont courants dans la police."
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, par ailleurs ex-maire de Cherbourg, avait appelé la veille à ne pas mettre police et justice dos à dos. "Ce n'est pas un conflit qui oppose policiers et magistrats, indique Alain Holley, c'est d'abord un problème politique, et notamment de réforme pénale. Ce qui s'est passé à Saint-Ouen, cela n'aurait jamais dû arriver".
BONUS AUDIO - Alain Holley, secrétaire départemental du syndicat Alliance
Alain Holley
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