Ou bien la nouvelle 'marche en avant” des insurgés allait s'accompagner d'une dissolution des troupes kadhafistes. Ou bien ces troupes allaient résister... Dans ce cas, le front allait se figer le long de la frontière séculaire qui sépare la région en deux moitiés : à l'est, la Cyrénaïque et Benghazi ; à l'ouest, la Tripolitaine.
Quant à débarquer des troupes terrestres de l'OTAN pour détruire l'armée de Tripoli, les Occidentaux l'excluent avec effroi. En réalité, personne ne savait cette semaine jusqu'où irait l'engagement militaire occidental en Libye.
Que se passera-t-il si cette guerre s'installe dans la durée ?
C'est en effet la caractéristique de cette guerre, la première du genre humanitaire : elle n'a pas de buts précis. Commencée sur le mode défensif, pour sauver la vie des habitants de Benghazi, elle a aussitôt tourné à l'offensive : en détruisant les chars et l'artillerie de l'armée libyenne, les avions français et britanniques ont permis aux insurgés (cohue mal armée de jeunes civils dans des camionnettes) de refaire en sens inverse le chemin de leur déroute de la semaine précédente. Les combattants de l'Est ont ainsi pu reprendre –presque sans combats– plusieurs villes côtières, dont l'important terminal pétrolier de Ras Lanouf. Ils ont eu plus de mal en avançant vers le fief de Kadhafi : à Misrata, puis à Syrte. Allaient-ils savoir s'emparer de ces villes ? Les Occidentaux allaient-ils pouvoir les y aider ? La consigne impérative des bombardiers franco-britanniques était de ne pas tuer de civils ; mais toute guerre est un brouillard, comme disent les experts en stratégie, et les dégâts dits collatéraux deviennent inévitables dès qu'un conflit s'installe dans la durée. L'Afghanistan le démontre chaque jour.
D'où l'appel angoissé du pape Benoît XVI, lancé place Saint-Pierre dimanche 27 mars : Face aux nouvelles de plus en plus dramatiques en provenance de Libye, mon inquiétude pour la sécurité des populations civiles augmente ainsi que mon appréhension pour les développements en cours marqués par l'utilisation des armes... Le pape ajoutait : J'appelle les organisations internationales, et tous ceux qui ont des responsabilités politiques et militaires, à entamer un dialogue afin de suspendre l'utilisation des armes. Comme Jean-Paul II lors des deux guerres américaines contre l'Irak, Benoît XVI prenait position fermement contre l'usage de la force militaire.
Quant à débarquer des troupes terrestres de l'OTAN pour détruire l'armée de Tripoli, les Occidentaux l'excluent avec effroi. En réalité, personne ne savait cette semaine jusqu'où irait l'engagement militaire occidental en Libye.
Que se passera-t-il si cette guerre s'installe dans la durée ?
C'est en effet la caractéristique de cette guerre, la première du genre humanitaire : elle n'a pas de buts précis. Commencée sur le mode défensif, pour sauver la vie des habitants de Benghazi, elle a aussitôt tourné à l'offensive : en détruisant les chars et l'artillerie de l'armée libyenne, les avions français et britanniques ont permis aux insurgés (cohue mal armée de jeunes civils dans des camionnettes) de refaire en sens inverse le chemin de leur déroute de la semaine précédente. Les combattants de l'Est ont ainsi pu reprendre –presque sans combats– plusieurs villes côtières, dont l'important terminal pétrolier de Ras Lanouf. Ils ont eu plus de mal en avançant vers le fief de Kadhafi : à Misrata, puis à Syrte. Allaient-ils savoir s'emparer de ces villes ? Les Occidentaux allaient-ils pouvoir les y aider ? La consigne impérative des bombardiers franco-britanniques était de ne pas tuer de civils ; mais toute guerre est un brouillard, comme disent les experts en stratégie, et les dégâts dits collatéraux deviennent inévitables dès qu'un conflit s'installe dans la durée. L'Afghanistan le démontre chaque jour.
D'où l'appel angoissé du pape Benoît XVI, lancé place Saint-Pierre dimanche 27 mars : Face aux nouvelles de plus en plus dramatiques en provenance de Libye, mon inquiétude pour la sécurité des populations civiles augmente ainsi que mon appréhension pour les développements en cours marqués par l'utilisation des armes... Le pape ajoutait : J'appelle les organisations internationales, et tous ceux qui ont des responsabilités politiques et militaires, à entamer un dialogue afin de suspendre l'utilisation des armes. Comme Jean-Paul II lors des deux guerres américaines contre l'Irak, Benoît XVI prenait position fermement contre l'usage de la force militaire.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.