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Paris (AFP). La Russie poursuit ses raids, l'Occident appelle à frapper uniquement l'Etat islamique

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Paris (AFP). La Russie poursuit ses raids, l'Occident appelle à frapper uniquement l'Etat islamique
Vladimir Poutine quitte l'Elysée, le 2 octobre 2015 à Paris - AFP
La Russie a procédé vendredi pour le troisième jour consécutif à des raids en Syrie, assurant avoir frappé l'Etat islamique (EI), tandis que les Occidentaux appelaient avec insistance Moscou à arrêter de bombarder d'autres groupes opposés au régime de Bachar al-Assad. "J'ai rappelé au président (Vladimir) Poutine que les frappes devaient concerner Daesh et uniquement Daesh" (l'acronyme arabe de l'EI), a déclaré le président français François Hollande, qui a discuté de la Syrie avec son homologue russe en marge d'un sommet sur l'Ukraine à Paris. "Nous avons tous les deux insisté sur le fait que l'EI est l'ennemi que nous devons vraiment combattre", a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel, qui a également eu un entretien bilatéral avec Vladimir Poutine. La Russie, alliée historique du président Bachar al-Assad, effectue depuis mercredi des raids sur la Syrie au nom de la lutte "contre le terrorisme". Mais l'Occident et les pays arabes la soupçonnent de concentrer ses attaques sur les autres opposants au régime syrien, à un moment où Bachar al-Assad semble fragilisé sur le terrain. Les Russes ne prétendent pas frapper exclusivement l'EI, mais assurent qu'un certain nombre de leurs bombardements ont touché les positions jihadistes. Vendredi soir, le ministère russe de la Défense a ainsi indiqué que six nouvelles frappes avait visé l'EI dans la journée, dans les provinces d'Idlib (nord-ouest) et de Hama (centre). Une source sécuritaire sur le terrain a également signalé des frappes dans ces provinces, où est surtout présent le groupe Al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda qui se bat à la fois contre l'EI et contre le régime syrien. Le gouvernement russe a en outre révélé qu'un premier raid avait eu lieu jeudi sur la province de Raqa, fief de l'Etat islamique. Ces frappes ont provoqué la mort d'au moins 12 jihadistes, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'EI a annulé la prière du vendredi par peur des raids russes, a ajouté cette ONG. Selon une personne originaire de la ville de Raqa, Abou Mohammad, "les habitants effrayés se terraient dans les caves ou chez eux. L'EI, pour sa part, a coupé l'électricité la nuit quand les avions russes survolaient la ville". Les Russes, qui ont déployé plus de 50 avions et hélicoptères en Syrie, n'ont pas l'intention d'en rester là. Les raids vont durer "trois à quatre mois" et "s'intensifier", a assuré le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Alexeï Pouchkov. - "Extrémisme et radicalisation" - Pourtant, les Etats-Unis et leurs alliés européens, arabes et turcs ont vivement critiqué l'intervention militaire russe en Syrie, une "nouvelle escalade" qui risque selon eux d'"attiser l'extrémisme et la radicalisation". "Nous demandons instamment à la Fédération de Russie de mettre immédiatement fin à ses attaques contre l'opposition et la population civile syrienne et de concentrer ses efforts sur le combat contre Daech", est-il écrit dans une déclaration commune des Etats-Unis, du Royaume-Uni, d'Allemagne, de France, d'Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie. Ce camp refuse d'inclure le président al-Assad dans une solution politique négociée en raison des exactions commises par son régime. Au contraire, Moscou milite pour le maintien au pouvoir de son allié historique, tout comme Téhéran. Parallèlement à son action militaire, la Russie a distribué au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution antiterroriste qui associerait Damas à une coalition internationale élargie contre les jihadistes. La France, qui dispose d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, cherche à "amender" ce texte. Il n'est "pas question de couvrir juridiquement une opération qui, sous couvert de lutter contre le terrorisme, chercherait en réalité le sauvetage désespéré d'un dictateur discrédité", a expliqué au journal Le Monde le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. De son côté, le gouvernement syrien s'est dit prêt vendredi à participer à des discussions préliminaires proposées par l'ONU afin de préparer une conférence de paix.

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