Quel est votre rôle au sein de l’ARS ?
“Je participe à la définition de la stratégie régionale en matière de télé-médecine. C’est un sujet qui, avec les récents décrets, permet d’optimiser le système de soins français. Mon rôle est d’accompagner les porteurs de projets sur leurs mises en oeuvre”.
Qu’est-ce que la télé-médecine précisément ?
“Ce sont des actes médicaux qui font appel à des technologies de l’information et de la communication, pour réaliser des diagnostics et y répondre à distance. L’idée, c’est de permettre à l’ensemble de la population, quelque soit son positionnement sur le territoire, d’avoir le même accès aux soins”.
Quels actes sont concernés par la télé-médecine ?
“Il y a tout d’abord la télé-consultation. Elle permet à un professionnel de santé de consulter le patient à distance. Par exemple, un patient psychiatrique qui aurait besoin de voir un médecin peut ainsi le faire alors qu’il n’en dispose pas à proximité. Il y aussi la télé-expertise. C’est un dispositif qui permet à un médecin de faire appel à un de ses confrères, distant, pour aller chercher une expertise médicale que lui n’aurait pas. Un exemple concret : un individu a un accident à Lisieux. Lorsqu’il se présente au centre hospitalier de cette ville, on lui fait un scanner. L’urgentiste sur place n’est pas nécessairement en mesure d’évaluer le risque pour le patient et la conduite à tenir. Par une transmission d’image, il peut faire appel au CHU de Caen. Le neurochirurgien qui reçoit l’image est alors en mesure de déterminer si le patient doit être envoyé vers lui ou non ou si certains actes peuvent être prodigués à Lisieux. Ensuite, il y a la télé-assistance. C’est la conduite à distance d’un acte par expert. Il vient guider un professeur de santé qui n’aurait pas nécessairement des connaissances aussi pointues que lui pour la réalisation d’un acte. Il y a enfin la télé-surveillance. Il s’agit de surveiller à distance des patients après leur sortie d’un centre hospitalier”.
N’oublie-t-on pas l’humain avec la télé-médecine ?
“Nous, nous considérons que c’est réellement le contraire. La télé-médecine, c’est amener un contact à des gens qui ne l’aurait pas nécessairement eu. Nous démarrons dans quelques semaines un nouveau projet de suivi des plaies à domicile. Les patients sortent ainsi plus vite de l’hôpital. Cela participe à leur bien-être et réduit les coûts. On évite de nouvelles hospitalisations ou des déplacements pour des consultations externes”.
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