Quelques 250 élus ont répondu à l'invitation d'Alain Lambert, président de l'association des maires de l'Orne (AMO), dans les locaux de l'hôtel du département.
Dans son allocution, celui qui est ancien Ministre du budget et actuel président du Conseil Départemental de l'Orne s'est polarisé sur les normes : le temps est venu d'un changement de mentalité, les collectivités locales n'en peuvent plus, a-t-il notamment asséné, avant de poursuivre le gouvernement avait promis un choc de simplification, c'est une révolution intellectuelle qu'il nous faut engager. Nous ne rencontrons dans nos campagnes que des contrôleurs, la France est devenu le royaume des normes, 400.000 sont applicables aux collectivités. Cela nous entraîne dans le mur, leur coût est de 60 milliards d'euros ! Elles gaspillent les finances publiques déjà précaires. Cela révèle l'écart qui se creuse entre la vie réelle et la vie administrative.
Alain Lenormand, maire de la Ferrière Bochard, et secrétaire de l'association des maires de l'Orne a ensuite enchaîné sur les ressources qui baissent et les dépenses imposées aux collectivités qui augmentent : citant en exemple le coût de l'aménagement des rythmes scolaires dans sa commune, qui coûtent 311 euros par élève et par an.
Ruralicide.
Puis Jean Marie Vercruysse,président de l'association des maires ruraux de l'Orne a expliqué : nous sommes là pour alerter les consciences, polarisant sa prise de parole sur la nouvelle réforme des Établissements publics de coopération intercommunale, arguant nous ne sommes plus crédible. Lorsque l’État baisse ses crédits aux communes, il baisse ses crédits aux habitants. Nous n'avons que 2 solution : baisser les services à la population ou augmenter les impôts ! . Et d'ajouter : moins de créditd'Etat aux collectivités, c'est aussi moins de travaux, donc moins de chantiers pour nos entreprises locales. Il a conclu en parlant de « ruralicide ».
Le mot de la fin est revenu au sénateur (Les Républicains) Jean-Claude Lenoir, qui a enchaîné sur le même thème, rappelant que 70 % de l'investissement est fait par les collectivités, et que cela se traduit concrètement par du travail pour les entreprises locales : avec 30 % de dotations en moins, l’État annonce 11 milliards d'euros en moins, mais c'est faux : de 2014 à 2017, cela fait 28 milliards ! Et le parlementaire de craindre des lendemains que nous ne pourrons pas maîtriser. La lutte contre les déficits publiques est une noble tâche, mais je n'admets pas que l'on puisse désigner les communes comme responsables.
Mais arrêter d'emmerder les français.
Laissons le mot de la fin à Alain Lambert, qui à la fin de sa prise de parole a cité Georges Pompidou, en 1966, alors qu'il était 1er Ministre, s'adressant à ses collaborateurs : Mais arrêtez d'emmerder les français. Il y a trop de lois, textes, règlements dans ce pays. On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira beaucoup mieux.
Une tirade terriblement d'actualité, malgrès ses -presque- 50ans d'âge.
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