Il existe des mythes artificiellement créés. Ce n'est pas le cas de la Route 66, à en croire les Américains qui vivent à Caen. "Cet axe est bien présent dans l'inconscient collectif américain, dans les mœurs, même si bien évidemment tout le monde n'en connaît pas le tracé par cœur", assure Alexandra Hohenlohe, co-gérante depuis six ans du restaurant-bar le Bernière à Caen. "La Route 66, c'est un monument, bien qu'étirée sur des milliers de kilomètres, qui a largement été popularisé par le cinéma, notamment avec des images de désert ou de cow-boys".
Ian Caskill, joueur du Caen Basket Calvados, arrivé à Caen à l'été 2013, y voit lui un symbole de "liberté. La Route 66, ça me fait penser aux grands espaces et aux grands voyages pour atteindre la côte Ouest". Il sait aussi que le thème est en proie à l'érosion temporelle : "C'était une route mythique au milieu du siècle dernier, aujourd'hui c'est moins connu. La génération de mes parents y est plus sensible que la mienne." Joueuse à Mondeville, KB Sharp s'amuse de voir que dans le monde entier, la Route 66 attire. "Ici à Caen, on m'a déjà demandé si je l'avais faite. Pour moi, c'est un symbole d'évasion, quand on veut faire une grande pause dans sa vie".
"Aux Etats-Unis, nous sommes très différents les uns des autres, mais il y a des choses qui nous unissent comme l'histoire, nos libertés, notre amour pour le pays", explique Rebecca Dudek, étudiante à Caen, venue de Pennsylvanie. "Et la Route 66 fait ça littéralement".
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