Le dossier alimente depuis plusieurs mois les conversations et les polémiques. Il figurait aussi parmi les enjeux des élections pour le canton de Saint Lô Ouest, les deux candidats en lice ayant fait connaître leur avis sur le sujet.
Des effets psychologiques sur les jeunes !
Le projet est
fortement contesté sur place par l'Association de Défense des Habitants
d'Agneaux qui a souhaité porter l'affaire devant le Tribunal
Administratif de Caen arguant notamment du fait que l'arrêté du Préfet
avait été mal rédigé. Les opposants au projet dénonçent aussi la «
partialité » du Commissaire Enquêteur et mettent en avant les « effets
psychologiques » qu'auront à subir selon eux les jeunes l'Institut
thérapeutique à la vue du passage futur des convois mortuaires !
Ce
vendredi 25 Mars, le tribunal Administratif de Caen s'est donc penché
sur le dossier et le rapporteur public a donné son avis. Il donne raison
au Préfet de la Manche et rejette la requête de l'association. Le
Rapporteur Public estime ainsi s'agissant de l'arrêté que même s'il est
signé par le sous préfet de Cherbourg alors que le projet est prévu à
Saint-Lô, il n'en demeure pas moins vrai que le Sous Préfet, aux yeux du
rapporteur, avait délégation pour « signer toute décision
intéressant le pôle funéraire sur l'ensemble du département de la
Manche, quelque soit le lieu d'application de cette décision ». Autrement dit ce n'est pas parce que c'est le sous préfet de Cherbourg qui a signé l'arrêté qu'il n'est pas valable.
Deuxième argument s'agissant cette fois de la réponse apportée aux membres de l'assciation s'opposant au projet et qualifiant le Commissaire Enquêteur de partial : « le rapport du commissaire enquêteur reflète bien les diverses positions qui ont été exprimées » estime le rapporteur public.
Enfin s'agissant
des « effets psychologiques » auprès des jeunes de l'Institut, le
rapporteur estime que le débat autour de l'accès au futur crématorium à
partir de la voie de contournement de Saint Lô, la rocade, ne remet pas
en cause le projet « sur ses élements essentiels ».
En
conclusion, le rapporteur public va a l'encontre de ce que souhaitent
les opposants au projet de crématorium. C'est au Tribunal Administratif
qu'il a appartient désormais de trancher. Affaire à suivre !
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