La Hongrie "serait heureuse d'accueillir une conférence sur la coopération" entre l'Union européenne et "les pays de l'ouest des Balkans", la Serbie et la Macédoine, sur la crise migratoire, a déclaré vendredi à Prague son chef de la diplomatie Peter Szijjarto.
Intervenant à l'issue d'une rencontre avec ses homologues allemand, polonais, slovaque et tchèque, le ministre a annoncé qu'à partir de la semaine prochaine "toute entrée illégale en Hongrie en endommageant l'infrastructure à la frontière serait considérée comme un délit et entraînerait une peine de prison ou l'expulsion".
Les pays du groupe de Visegrad - la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie - refusent les quotas de migrants que veut leur imposer l'Union européenne, a pour sa part indiqué vendredi à Prague le chef de la diplomatie tchèque Lubomir Zaoralek.
Les pays qui doivent accueillir les réfugiés "doivent avoir le contrôle sur le nombre de réfugiés qu'ils sont prêts à accepter et ensuite leur offrir (leur) soutien", a dit M. Zaoralek à la presse à l'issue de la rencontre avec ses homologues du groupe de Visegrad et le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, venu tenter de les faire changer d'avis.
Le chef de la diplomatie allemande a qualifié la crise migratoire de "peut-être le plus grand défi de l'histoire de l'UE", avant d'appeler à l'unité européenne pour y faire face.
"Si nous sommes unis dans notre description de la situation (), nous devrions être unis sur le fait qu'un tel défi n'est pas gérable par un seul pays. Nous avons besoin de solidarité européenne", a dit M. Steinmeier à la presse après une rencontre avec ses homologues hongrois, polonais, slovaque et tchèque qui ont refusé d'accepter les quotas obligatoires de migrants proposés par l'UE et soutenus par Berlin.
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