Dès les premières heures du jour jusqu’aux heures avancées de la nuit, elle est ouverte aux enfants, aux adolescents et aux adultes en quête de loisirs.
"Nous sommes très attachés à cette maison. Ce que nous proposons actuellement découle de son origine, il ya 70 ans", explique Sylvie Minici, la présidente du centre d’animation La Prairie. "En 1940, elle s’appelait la maison des étudiants", rappelle la directrice Sophie Chéron. "Elle avait une vocation sociale à la base. Celle d’aider les désoeuvrés. C’était l’Office municipal de la jeunesse". En 1965, elle est devenue Maison des jeunes et de la culture (MJC), la seule à Caen à cette époque et l’une des toutes premières en France.
"Chez nous, c’est vivant"
Son esprit est resté inchangé. "C’était une maison d’accueil. Je crois qu’elle le demeure depuis sa création. Il y a cette volonté de rassembler les gens qui est toujours présente pour moi. De créer du lien social". Et à en juger par celles et ceux qui arpentent les couloirs de cette "maison", le lien est de surcroît intergénérationnel. Ici se côtoient en effet des enfants dès l’âge de 3 ans et demi, des retraités, des adolescents et de jeunes parents de toute l’agglomération. Certains font de la musique, d’autres apprennent une langue ou exercent une activité sportive. Chacun trouve en fait dans ses murs un ou plusieurs loisirs pour se distraire ou apprendre. "Pour 26%, nos adhérents viennent du centre-ville, pour 28% de différents quartiers de Caen et 46% résident en dehors Caen", précise Sylvie Minici. La particularité de La Prairie tient dans le fait qu’elle n’a pas une âme de quartier comme c’est le cas des autres MJC caennaises. "Ici, on vient plutôt chanter ou danser après le travail, avant de rentrer chez soi", s’amuse la présidente. "Et c’est très vivant !"
Les adhérents viennent bénéficier des "98 activités" proposées : aquarelle, broderie, sophrologie, encadrement, mosaïque, théâtre, danses, informatique, langues, musique, gymnastique, judo etc. "Tout ce qui concerne le bien-être est très demandé comme le pilate, cette méthode qui encourage l’utilisation de l’esprit pour contrôler les muscles", note Sylvie Minici. S’y développent aussi les effets de mode comme le "cartonnage" qui permet aux élèves de Michèle Crignon de fabriquer leurs propres meubles en carton. "Sur certaines activités, les listes d’attente s’allongent". Le centre d’animation La Prairie est enfin plébiscité pour les nombreux stages et camps qu’il organise, tant pendant les petites vacances scolaires que durant l’été. Des rendez-vous que La Prairie proposait déjà dans les années quarante, à une époque où la photo était en noir et blanc et les enfants en bermuda et en marcel. Une exposition retrace actuellement dans le centre ces décennies écoulées, ces "70 ans de rencontres".
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.