Car il a récupéré les papiers d'une famille défunte et espère ainsi trouver asile en France. Bien qu'il ne parle pas le français, Dheepan obtient un poste de gardien d'immeuble dans une cité sensible, où règnent des gangs de trafiquants de drogue.
Malgré un accueil mitigé, le dernier film de Jacques Audiard ("Un prophète", "De rouille et d'os") a obtenu la Palme d'or au dernier Festival de Cannes. Avec une grande maîtrise, Jacques Audiard filme, au plus près de son héros, cette plongée dans une violence qui n'est guère éloignée de celle qu'il a connue dans son pays, et qu'il a voulu fuir. Mais c'est aussi et surtout l'histoire d'une fausse famille qui va, peu à peu, sous la pression des événements extérieurs, se rapprocher et parvenir à former une véritable famille. Le mélange entre ces deux aspects de l'histoire fait toute la force d'un film magistral, porté par l'interprétation exceptionnelle d'Antonythasan Jesuthasan, lui-même ancien enfant soldat, qui a fui le Sri Lanka pour arriver en France en 1993, à l'âge de 19 ans.
Sans jamais appuyer sur les aspects politiques de son histoire, le réalisateur décrit le parcours personnel d'un homme confronté, une fois encore, à la violence. Et la fin, remarquable, parvient à faire sentir tout le déchaînement de cette violence terrible, sans jamais la montrer de façon explicite.
Un art de la suggestion que Jacques Audiard maîtrise parfaitement.
Drame français. De Jacques Audiard, avec Antonythasan Jesuthasan (Dheepan), Kalieaswari Srinivasan (Yalini) (1h50).
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