Un attentat suicide contre les troupes étrangères a fait au moins trois morts à Kaboul samedi après-midi à une heure de grande affluence, deux semaines après une vague d'attaques revendiquée en partie par les rebelles talibans afghans, et qui avait fait une soixantaine de morts.
Les autorités afghanes n'étaient pas en mesure de fournir un bilan définitif samedi, mais le porte-parole du ministère afghan de la Santé, Wahidullah Mayar, a assuré que trois personnes avaient été tuées et 27 autres blessées.
L'attaque, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, "visait un convoi de véhicules qui transportaient des civils employés par +Soutien résolu+", la mission de l'Otan en Afghanistan, a déclaré à l'AFP le colonel américain Brian Tribus, porte-parole de "Soutien résolu".
Quelque 13.000 soldats de l'Otan sont encore déployés en Afghanistan dans le cadre de "Soutien résolu", une mission de conseil et de formation de leurs homologues afghans. Ces soldats étrangers sont, avec les forces de sécurité afghanes, les cibles de prédilection des rebelles talibans.
Mais les civils payent le prix fort dans le conflit afghan, qui dure depuis plus de 13 ans.
Dans la première moitié de cette année, les violences contre les civils ont atteint un record avec 1.592 morts et 3.329 blessés, selon la mission de l'ONU en Afghanistan (Unama).
"Trop c'est trop. Tuez-nous ou laissez-nous vivre en paix!", s'est exclamée une passante témoin de l'explosion, sur la chaîne d'information Tolo News.
Un photographe de l'AFP qui s'est rendu sur place a vu un véhicule fortement endommagé. La déflagration, entendue à plusieurs kilomètres à la ronde, s'est produite vers 16H00, heure de sortie des bureaux, dans le quartier résidentiel de Macroyan, à proximité d'un hôpital, a indiqué à l'AFP Fraïdoun Obaïdi, chef de la police judiciaire de Kaboul.
Cette explosion survient deux semaines après une série de quatre attentats qui avaient ensanglanté la capitale afghane et fait près de 60 morts. Trois d'entre eux ont été revendiqués par les rebelles talibans, dont l'offensive estivale est particulièrement meurtrière cette année malgré les remous engendrés par la désignation d'un nouveau chef, le mollah Akhtar Mansour, successeur de leur défunt leader historique, le mollah Omar.
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