Le cadavre décomposé d'une jeune femme, qui serait une étudiante de 23 ans victime d'un meurtre, a été retrouvé dans une malle dans un immeuble du centre historique de Toulouse.
L'autopsie a permis de démentir que le corps retrouvé lundi soir ait été mutilé comme l'indiquaient de premières informations, a-t-on appris auprès du parquet.
"Le corps est très abîmé, en état de décomposition, mais il n'a été ni démembré ni découpé", a-t-on indiqué. "On part sur l'hypothèse d'un homicide volontaire", a-t-on ajouté en excluant le suicide ou l'accident.
Ce sont la mère et une amie de la jeune femme qui ont prévenu les secours, après s'être heurtées à la porte close de l'appartement mansardé de la rue Merly, a déclaré à un journaliste de l'AFP un jeune voisin qui a requis l'anonymat.
Ce voisin a croisé les deux femmes qui s'inquiétaient de ne pas avoir de nouvelles de l'étudiante depuis une quinzaine de jours. D'habitude active sur les réseaux sociaux, elle avait aussi son portable éteint.
Les pompiers sont intervenus vers 21h30 et ont pénétré par le Velux dans le studio situé au troisième et dernier étage.
Le corps reposait en position f?tale dans une malle en plastique.
L'enquête a été confiée au Service régional de police judiciaire(SRPJ) sous la supervision du parquet.
Les enquêteurs cherchent maintenant à établir avec certitude que le cadavre correspondait bien à la locataire du studio. "Il y a une forte présomption mais on n'est pas encore sûrs à 100%", a-t-on appris auprès du parquet.
Ils tentent également de réunir des éléments sur l'environnement de la jeune fille et dans l'appartement situé dans un petit immeuble couvert de crépis gris, tout proche de la célèbre basilique romane de Saint-Sernin, haut-lieu touristique de Toulouse.
- 'Une altercation' -
Selon un autre voisin, qui a également requis l'anonymat, la victime était une étudiante de l'université du Mirail à Toulouse, aux cheveux châtains, "toujours habillée en noir, jolie, sociable". "Qui voudrait faire ça à une fille aussi gentille ?", s'est-il interrogé.
Elle avait commencé à étudier les langues étrangères appliquées avant de bifurquer "pour faire de l'histoire de l'art et de l'archéologie".
Selon lui, elle habitait l'immeuble depuis près d'un an.
Une étudiante de 19 ans, hébergée dans l'appartement du 2e étage, a raconté à l'AFP avoir entendu une altercation dans celui de la victime, situé juste au-dessus, le mardi 28 juillet.
Pendant une demi-heure environ, elle a entendu deux voix d'hommes et une voix de femme. A un moment, cette dernière "demandait d'arrêter, elle avait l'air très en colère", a-t-elle déclaré. Un des deux hommes a tenté de la calmer, a-t-elle dit.
Son ami, le locataire du 2e, a senti dans l'immeuble "une forte odeur" dans la semaine qui a suivi l'incident.
"On s'est dit qu'il y avait un cadavre, mais en rigolant", explique ce jeune homme de 20 ans, employé par un traiteur.
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