Elle souhaite en effet récupérer, auprès des pouvoirs publics autrichiens, le portrait d'Adèle Bloch-Bauer, sa tante bien-aimée, réalisé avant la guerre par le célèbre peintre Klimt, et volé par les nazis. Il est, depuis, exposé dans un musée de Vienne, où il est connu sous le nom de "Woman in Gold".
Avec de multiples va-et-vient entre passé et présent, Simon Curtis retrace le difficile et authentique combat d'une femme, qui a réussi, à l'époque, à échapper aux nazis, et entend récupérer ce qui lui appartient. Cette œuvre décrit la longue bataille juridique, mais aussi et surtout la tragédie vécue par les juifs pendant la guerre. La reconstitution de l'époque est d'un grand réalisme, en particulier les scènes de l'entrée des troupes nazies à Vienne, acclamées par la foule, et les scènes de stigmatisation des juifs dans les rues de la ville. Certes, la mise en scène est parfois un peu insistante, mais le film montre aussi comment certaines personnes ont dû faire table rase de leur passé pour mieux se reconstruire ensuite.
À cet égard, l'attitude du jeune avocat, qui prend conscience du passé douloureux de sa famille lors de son voyage à Vienne, et puise ensuite dans cette découverte la force de continuer à se battre, en s'affirmant de plus en plus, rend cette histoire authentique très instructive.
Drame britannico-américain. De Simon Curtis, avec Helen Mirren (Maria Altmann), Ryan Reynolds (Randol Schoenberg), Daniel Brühl (Hubertus Czernin), Katie Holmes (Pam) (1h50).
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