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Paris (AFP). Guignols de Canal+: mobilisation tous azimuts pour refuser leur possible disparition

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Paris (AFP). Guignols de Canal+: mobilisation tous azimuts pour refuser leur possible disparition
L'humoriste, imitateur et voix des marionnettes de l'émission les Guignols de l'Info sur Canal +, Yves Lecocq (2e à g) et la deuxième voix de l'émission Daniel Hertzog (2e à d), le 11 février 2009 à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis - AFP/Archives
"Touche pas aux Guignols!" Personnalités des médias, du show business, du monde politique et anonymes se sont émus jeudi de la possible disparition des "Guignols de l'Info", l'emblématique journal satirique de Canal+, annoncée par plusieurs médias. Sans attendre, Pierre Lescure, ex-patron de Canal+ et figure emblématique de la chaîne, a manifesté son mécontentement en annonçant qu'il démissionnait du conseil de surveillance d'Havas, détenu par le groupe Bolloré. Vincent Bolloré est aussi président du conseil de surveillance de Vivendi, la maison mère de Canal+. "Hier, j'ai commencé à retweeter des tweets parlant du possible arrêt de l'émission et puis je me suis dit que je ne pouvais pas décemment le faire, et donc, j'ai démissionné", a expliqué Pierre Lescure aux Echos. "Beaucoup ne pouvaient y croire hier, mais +Les Guignols+ sont sur le point de disparaître. Aidez-nous!" a lancé sur Twitter Benjamin Morgaine, l'un des auteurs de cette émission culte. "Il faut les sauver, bien sûr!" a renchéri le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, exprimant son soutien aux marionnettes stars du PAF, tout comme Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, ou Florian Philippot. Le Premier ministre, Manuel Valls, a défendu "l'impertinence" des émissions satiriques dont "nous avons toujours besoin". L'un de ses prédécesseurs, Alain Juppé a, lui, troqué la photo de son compte Twitter contre celle de sa marionnette, avec ce commentaire: "J'aime me voir dans les Guignols. Nous avons besoin d'eux." Le journaliste Patrick Poivre d'Arvor, dont la marionnette anime depuis ses débuts cette parodie de JT avec son fameux "A tchao bonsoir", a également pris leur défense sur Twitter: "Il y a 27 ans mon double de Canal+ ne m'a pas demandé de voir le jour mais je lui ai toujours laissé vivre sa vie. Aujourd'hui encore plus!" Canal+ et Vivendi se sont refusés à tout commentaire, mais, un responsable syndical CGT, Jean-Marc Jeaneau, a indiqué à l'AFP vouloir mettre la question des Guignols à l'ordre du jour d'un comité de groupe Vivendi qui se tient vendredi, selon lui. Plusieurs médias ont présenté le possible arrêt de l'émission comme une décision de Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, qui goûterait peu la liberté de ton des marionnettes de Canal. Benoît Delépine, auteur de la première heure des Guignols, craint "une décision politique", évoquant "la proximité de l'élection présidentielle, avec Sarkozy", ami de Vincent Bolloré, dans le quotidien belge Le Soir. Des "accusations grotesques", selon l'entourage de Nicolas Sarkozy qui rappelle que l'ex-président a "toujours défendu le droit à la caricature". - Moins de mordant - La mobilisation a été immédiate sur les réseaux sociaux, partagés entre colère et incompréhension face à l'arrêt possible du rendez-vous quotidien de la chaîne depuis 1988. "Vous n'avez donc rien retenu de ce maudit mois de janvier!" a lancé Dorothée L, en référence à l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, autre symbole d?irrévérence. Des "Je suis Guignols" ont fleuri sur la toile. Une pétition, "Touche pas aux Guignols", avait déjà réuni jeudi soir plus de 25.000 signatures. Certains ont même menacé de se désabonner de la chaîne cryptée. Des internautes s'émouvaient aussi du fait que cette information soit diffusée quelques jours après la mort d'Alain de Greef, l'ancien numéro deux de Canal+, père des "Guignols". Un des membres de l'équipe ne cachait pas jeudi son étonnement. "Il n'y a eu aucun signe, ni du côté de la production, ni du côté de la direction de la chaîne, d'un arrêt possible, ni même d'un changement de formule", a-t-il assuré à l'AFP, sous couvert d'anonymat. Une allusion au passage de l'émission à un rythme hebdomadaire à la rentrée, également évoqué dans la presse. La suppression du programme pourrait s'inscrire dans une refonte de la grille de la chaîne car "Le Grand Journal", qui accueille "Les Guignols", a vu son audience s'éroder (6,9% de part d'audience, en moyenne la saison dernière contre 6% cette année).

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