34°à Lyon, 35°à Clermont-Ferrand, 37° à Bordeaux: la canicule a commencé mardi à s'installer en France, avec 40 départements en vigilance orange, et des mesures de précaution ont été prises dans de nombreux secteurs pour éviter une répétition de la catastrophe de 2003.
La vague de chaleur, exceptionnelle par sa durée annoncée (au moins jusqu'à la fin de la semaine), frappe déjà une large partie du centre et du nord-est du pays.
Mardi, quatorze nouveaux départements situés dans le nord-est de la France (notamment en Franche-Comté et Lorraine) sont venus s'ajouter aux 26 départements du centre, du centre-ouest et de l'Ile-de-France, placés dès lundi en vigilance orange par Météo France.
Dans les écoles, les enseignants ont reçu pour consigne de veiller à la bonne hydratation des enfants et de proscrire les jeux en plein soleil.
Nathalie, institutrice dans une maternelle de Limoges, a ainsi mis au point "quelques astuces": un gobelet à disposition pour chacun, un stock de chapeaux et casquettes pour ceux qui les ont oubliés, des passages réguliers sous le robinet d'eau fraîche pour se rafraîchir les avant-bras, et surtout "les jeux d'eau".
"Ils adorent ça", témoigne-t-elle.
A Lourdes, dans le sud-ouest, des précautions ont été prises pour les pèlerins, parmi lesquels on compte beaucoup de malades.
"Nous avons décidé d'annuler ce mardi la procession qui a lieu quotidiennement à 17H00 et qui traverse en plein soleil l'esplanade des Sanctuaires. Elle sera remplacée par une cérémonie de louanges eucharistiques dans la basilique souterraine, au frais", a expliqué à l'AFP un responsable presse des Sanctuaires.
Du côté des entreprises, surtout celles employant des travailleurs en plein air, la prévention est aussi de mise.
La ministre de la Santé Marisol Touraine les a appelées "à réorganiser leur temps de travail lorsqu?elles le peuvent parce que c'est très dur de travailler à l?extérieur".
La chaleur n'effraie pourtant pas Abderrahem Latrach, 52 ans, un ouvrier du bâtiment qui travaille sur le chantier d'un immeuble de bureau à Paris. "J'ai l'habitude, au bled il fait 45 degrés", explique-t-il à l'AFP, précisant que comme beaucoup de ses collègues, il observe le jeûne du ramadan.
- Pics à 40° mercredi -
D'après le code du travail, l'employeur doit prendre "les mesures nécessaires" pour "protéger la santé physique" de ses salariés et les adapter en fonction du "changement des circonstances", comme les changements climatiques.
Dans le BTP, la législation précise même que l'employeur doit mettre à disposition des salariés "trois litres au moins par jour et par travailleur".
Techniquement, on parle de canicule quand des températures très élevées sont observées pendant au moins trois jours consécutifs, le jour comme la nuit.
D'après Météo France, les températures maximales devaient souvent dépasser mardi les 35°C, avec le seuil des 40 degrés déjà dépassé localement dans le sud-ouest.
Selon les températures relevées à 16H00, il faisait déjà 37° à Bordeaux, 34° à Toulouse, 36° à Nantes et 32° à Paris.
Mercredi après-midi, la température pourrait même atteindre 39 degrés dans la capitale, tandis que des pics proches de 40 degrés sont prévus dans le sud de la Champagne, la Bourgogne et le Périgord.
A Paris, en l'absence de vent, la grosse chaleur devrait être accompagnée d'un épisode de pollution à l'ozone, plus habituel en plein coeur de l'été.
Mal anticipée, la canicule de l'été 2003 avait fait au total plus de 19.000 morts.
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