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Lyon (AFP). Attentat en Isère: le suspect avoue l'assassinat

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Lyon (AFP). Attentat en Isère: le suspect avoue l'assassinat
Des policiers devant le siège de l'entreprise Colicom, à Chassieu, où travaillait l'auteur présumé de l'attentat dans une usine d'Isère, le 26 juin 2015 - AFP
Yassin Salhi, le suspect de l'attentat en Isère, a avoué avoir assassiné la victime décapitée et devrait être transféré dimanche au siège de la police antiterroriste près de Paris, dans le cadre d'une enquête qui s'annonce longue, sur fond de menace durable d'attaques jihadistes. Interrogé dimanche matin sur cette attaque et les deux autres attentats de vendredi, en Tunisie et au Koweït, le Premier ministre, Manuel Valls, a assuré qu'un "responsable gouvernemental doit être lucide et faire partager cette lucidité à son peuple: nous vivons sous une menace terroriste majeure" qu'il faudra "combattre dans la durée". "Ce combat sera long" et "on ne peut pas réclamer immédiatement des résultats", a-t-il souligné lors de l'émission "Grand Rendez-vous" Europe 1-iTELE-Le Monde, tout en affirmant que les moyens de renseignement et de sécurité mis en ?uvre par son gouvernement étaient "à la hauteur de la menace". A Lyon, Yassin Sahli, d'abord mutique, a commencé "à s'expliquer sur le déroulé des faits" samedi soir, avant d'avouer l'assassinat de son patron, Hervé Cornara, 54 ans, selon des sources proches du dossier. Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir qu'il avait envoyé vers un numéro canadien un selfie macabre avec la tête de sa victime décapitée. La localisation de son contact n'est pas pour autant établie, ce numéro pouvant être un simple relais. Le Canada collabore à l'enquête française pour tenter de retrouver le destinataire du selfie, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Sécurité publique à Ottawa. Aucune précision n'a été donnée sur le type d'assistance fournie aux enquêteurs français mais la police peut tracer les appels ou localiser un téléphone par son numéro. Les enquêteurs français vont évidemment étudier une éventuelle connexion syrienne, alors que, selon les tous derniers chiffres, 473 personnes parties de France se trouvent actuellement dans les zones de jihad en Irak et en Syrie. La garde à vue de Salhi, débutée vendredi soir à Lyon, peut durer jusqu'à 96 heures avant qu'il ne soit présenté à un juge d'instruction. - "Calme, silence et dignité" - Les premiers résultats de l'autopsie de sa victime n'ont pas permis de déterminer les causes exactes de la mort, et notamment s'il était décédé au moment de la décapitation. Des examens complémentaires sont en cours. La tête avait été retrouvée accrochée à un grillage d'enceinte de l'usine de Saint-Quentin-Fallavier, entourée de drapeaux où était écrite la profession de foi islamique rappelant les mises en scène macabres du groupe État islamique (EI). L'épouse d'Hervé Cornara l'avait vu pour la dernière fois peu après 07H30 dans leur société de transport de Chassieu (Rhône). L'attentat avait lieu deux heures plus tard. Après une première explosion, Yassin Salhi était rapidement interpellé par des pompiers alors qu'il tentait apparemment de déclencher une seconde explosion. Sur place, l'heure était à l'émotion et à l'unité. Les principales autorités musulmanes de la région Rhône-Alpes ont appelé à un rassemblement silencieux dimanche à 18H00 devant la mosquée de Villefontaine (Isère), à quelques kilomètres du lieu de l'attentat. "Dans le calme, le silence et la dignité" pour condamner un "acte diabolique perpétré en plein mois de ramadan", temps sacré du calendrier musulman. D'autres rassemblements en hommage à la victime ont eu lieu samedi, à Saint-Quentin et à Fontaines-sur-Saône, où vivait Hervé Cornara, père d'un fils d'une vingtaine d'années et décrit par tous comme un type "affectueux, généreux". Le plan Vigipirate a été renforcé en région lyonnaise où se trouvent de nombreuses usines et trois centrales nucléaires. La menace terroriste en France est estimée "élevée" par 85% des Français alors que 14% sont d'un avis contraire, selon un sondage Ifop publié dans le JDD. Fiché de 2006 à 2008 par les services de renseignement pour radicalisation, Yassin Salhi, originaire du Doubs et fraîchement arrivé à Saint-Priest, dans la métropole lyonnaise, avait de nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise. Il s'était radicalisé à Pontarlier (Doubs) au début des années 2000 au contact d'un homme soupçonné d'avoir préparé avec des militants d'Al-Qaïda des attentats en Indonésie.

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