Le jour même, les agents de cette société avaient exercé leur droit de retrait et la ville de Caen avait été totalement privée de transports en commun durant deux jours. Maintenu en détention, le prévenu de 25 ans, qui réside habituellement à Alençon parmi la communauté turque, répondait donc de violences et d’outrages (menaces de mort), en récidive, lundi 28 février.
2 700 ¤ pour les victimes
Dans un bus qui circulait en direction de Fleury-sur-Orne, le 3 février, trois contrôleurs interviennent. Le prévenu, qui voyage sans ticket, refuse de leur présenter un justificatif d’identité. Les versions de l’altercation qui a ensuite lieu divergent. Selon les agents, le prévenu s’est montré agressif. Il aurait alors frappé l’un d’entre eux avec sa main porteuse d’une grosse bague, aurait cassé le nez d’un second contrôleur tandis qu’un troisième était projeté sur la porte. Pendant ce temps, un quatrième agent est monté à la rescousse et tous se sont fait insulter et menacer de mort.
E.K estime qu’il n’a fait que se débattre contre plusieurs individus, alors qu’il était empoigné par le col de son vêtement et serré au niveau du cou. Les violences seraient involontaires.
Maître Stéphanie Pérol, avocate de la partie civile, rappelle toutefois les blessures qui ont entraîné cinq jours d’arrêt de travail pour certains agents et maintient sa demande d’indemnisation.
Pour maître Bénédicte Guillemont, avocate de la défénse, c’est “parole contre paroles”, et elle affirme que le prévenu est resté constant dans ses déclarations. Elle rappelle que ce jeune homme venait à Caen pour chercher du travail. Le tribunal l’a finalement condamné à un an d’emprisonnement immédiatement exécutable et à indemniser l’ensemble de ses victimes de 2 700 ¤.
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