On le voit ainsi assister à différentes cérémonies religieuses, catholique, protestante, juive ou musulmane, seul, car, le plus souvent, il n'a pas pu retrouver un enfant ou un ami du défunt. Célibataire et sans amis, John May se donne à fond à son étrange métier, exprimant chaque jour sa grande compassion envers les uns et les autres.
Il ne faut pas se laisser rebuter par ce sujet apparemment funèbre ou le visage impassible d'Eddie Marsan, car ce film magnifique est un bel hymne à la vie. Dans sa quête des proches des disparus, le héros fait preuve d'une émouvante empathie envers les défunts dont il recueille les moindres objets personnels, comme si c'étaient des trésors. Trésors d'une vie disparue, dont il ne connaît pas les héritiers, mais qu'il conserve pieusement. Et cette quête est menée comme une véritable enquête policière, par un homme pétri d'humanité et qui ne lâche jamais. Avec lui, on rencontre des épouses oubliées, des enfants rejetés, des amis éloignés (même des SDF !) qui, à l'annonce de la mort de leur proche, se souviennent avec émotion de ce qu'il a été.
Quant à la scène finale, elle peut être interprétée de différentes manières, soit fantastique, soit spirituelle. Mais, dans tous les cas, elle témoigne de tout ce qui fait la richesse humaine d'une vie, aussi obscure soit-elle. Magnifique !
Comédie dramatique britannico-italienne. De Uberto Pasolini, avec Eddie Marsan (John May), Joanne Froggatt (Kelly), Andrew Buchan (Mr Pratchett), Karen Drury (Mary), Neil D'Souza (Shakthi) (1h27).
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